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Le Père Louis Marie-Moreau nous a quitté





Le six octobre, la communauté de Montferrier, entourée d’une délégation de la maison du 150, a conduit Louis-Marie Moreau jusqu’à sa dernière demeure.

moreau2 né le 20 février 1931 à Chavagnes en Paillers
– diocèse de Luçon –
membre de la SMA le 14/02/1958
ordonné prêtre le 13/07/1958décédé à Montferrier le 30 septembre 2016
à l’âge de 85 ans

1959-1960 Le Rozay Année Pastorale
1960-1961 Ouidah Econome au séminaire St Gall
1961-1963 Ouidah Econome et Professeur à Ste J. d’Arc
1963-1965 Comé (Lokossa) Vicaire, puis économe diocésain
1965-1983 Dogbo (Lokossa) Curé
1984-1988 Montferrier Responsable
1988-1997 Parakou Procureur diocésain
1997-1998 Banikani (Parakou) Prêtre habitué
1998-2013 Djougou Curé (vicaire général en 2006)
2013-2015  Vendée en famille
2015-2016  Montferrier

 

 

Louis Marie est né le 20 février 1931 à Chavagnes en Paillers en Vendée, dans le diocèse de Luçon et baptisé le 21. Son papa est journalier agricole et sa maman ménagère. Il a deux sœurs et un frère (un autre frère est décédé). A 13 ans, il entre à Pont- Rousseau et à 20 à Chanly. Il passera deux ans en Algérie pour son service militaire. Son aumônier le note ainsi :
« Exemple remarquable et utile, n’a pas perdu son temps et a fait peut-être gagner l’éternité à beaucoup d’autres. Rayonnement tranquille et sûr, affichant une confiance entière à la Providence. Peu préoccupé de son bien-être, tourné vers le souci des autres ».
Il est ordonné prêtre en 1958 et après une année pastorale au Rozay (Lyon), il part pour le Bénin où il est nommé économe au grand séminaire de Ouidah. Il y reste un an et passe ensuite au collège Sainte Jeanne d’Arc comme professeur et économe. Mais il veut faire de la pastorale, c’est là son plus grand désir. Et il est exaucé dès 1963, année où il part vicaire à Comé et en 1965 curé de Dogbo dans le diocèse de Lokossa. Il y est confronté aux problèmes d’une église naissante sans grand moyen : « A Dogbo, les difficultés ne manquent pas. Souvent, je me demande si je suis capable de porter une telle charge. Le Père Cadieu m’avait dit que c’était un poste très dur et je m’en rends compte chaque jour davantage… » écrit-il en 1966. En 1970, le départ des Pères Harguindéguy et Besnard l’affectent beaucoup. Mais il continue de s’occuper du catéchisme des enfants, de la construction de la léproserie, de la formation des foyers, et de la relève !!!
De retour en France en 1983, il va passer trois mois à l’abbaye de Bellefontaine. « Voilà donc deux semaines passées au milieu des moines et je crois bien que je vais y rester… » écrit-il pendant son séjour. Mais c’est à Montferrier qu’il va rester, et pendant 4 années de 1984 à 1988, comme responsable de la maison. Il n’est pas très chaud pour ce poste mais l’accepte avec obéissance. Un des conseiller provinciaux lui écrit en 84 : « Une étoile éclaire depuis quelques mois le firmament de nos anciens à Montferrier… Louis Marie Moreau est son nom et son rayonnement apaise et sécurise la retraite des anciens ».
Au bout de 4 années, il demande à repartir pour l’Afrique et est affecté à la procure de Parakou où il va remplacer Michel Durif : « Mon avenir ? il est entre les mains de Dieu. J’ai dit à Mgr Assogba de prévoir mon départ pour 1997, car j’ai toujours des  problèmes avec ma tête. Je pense que la meilleure solution serait le Niger, car je pourrai me protéger totalement du soleil en me faisant touareg, la tête bien couverte avec seulement les deux yeux découverts. Que le Conseil provincial y réfléchisse sérieusement. Merci ! ». Après 9 ans passés à la procure de Parakou, il restera une année à la paroisse de Banikani (Parakou) comme prêtre habitué.
Et c’est le retour à la pastorale. Dans le jeune diocèse de Djougou créé trois ans auparavant, il devient curé de la cathédrale. Cette nouvelle responsabilité semble lui redonner la forme : « La bête est tellement coriace que la maladie, pour l’instant passe à côté… » écrit-il en 1999. Mais il prend sur lui et souffre de nombreuses misères physiques : le cœur, la peau, la prostate, le sang. En attendant il assume son travail pastoral et les travaux de la cathédrale. Ses confrères l’apprécient, il est devenu très fraternel. En 2006, Mgr Vieira le nomme vicaire général et il le sera jusqu’en 2013 date de son retour définitif en France, usé par le travail et la maladie.
Après quelques temps passé en famille en Vendée, il rejoint Montferrier en 2015 et c’est là qu’il va s’éteindre ce 30 septembre 2016. Dans son testament spirituel rédigé en 2007 il dit ceci : « Pas de discours sur ma vie : né dans une famille pauvre, j’ai essayé de vivre pauvre. Je le redis, je désire être enterré comme un pauvre. Merci !! Implorez la miséricorde de Dieu sur mes nombreuses fautes et avec la Vierge Marie, chantez le Magnificat pour rendre gloire à Dieu ». Cher Louis Marie, si l’on s’est permis ces quelques lignes sur ton parcours, c’est pour mieux rendre grâce pour toutes les richesses que ta vie a apportées à ceux qui ont croisé ta route.