Home / Les malheurs de Gérard

Les malheurs de Gérard





Titre choisi pour parodier « les malheurs de Sophie » sans pour autant prétendre égaler la prose de la Comtesse de Ségur. Mais les petites misères pour entraver mon séjour au Bénin se poursuivent. Ainsi, en voulant démêler les nombreux câbles de mes multiples appareils, j’ai fait choir non pas la bobinette mais le transfo d’alimentation de la caméra et il n’a pas aimé. Il s’est mis en congé maladie.

dscf1052Terrible angoisse, sans alimentation, la caméra va vite se trouver à bout de souffle en quelques prises ! J’ai mis en charge la caméra toute la nuit espérant que le transfo reprendrait ses esprit, hélas, à deux heures du matin, je me suis r
éveillé pour constater que la charge n’avait pas augmenté. Dans ma tête ont tourné toutes les hypothèses pour résoudre ce cas douloureux. Où trouver un tel transfo de 11 V pas du tout courant ici au Bénin. En faire venir un de France… pourquoi pas ? puisque l’arrivée du Provincial est prévue dans quelques jours mais il fallait d’abord trouver et acquérir cet article.

Comme j’étais au Centre Brésillac, non loin des ateliers St Joseph, j’ai fait appel à Claude Templé. C’était pour moi l’occasion de tester véritablement l’efficacité de ces ateliers. Quand Claude à ouvert le transfo, ce n’était pas beau à voir : un bobinage avait rompu ses amarres coupant, de fait, deux minces fils de cuivre, il était évident que la panne se trouvait là. Mais un condensateur, ayant supporté une surcharge avait gonflé, le pronostic vital était engagé. C’est Ludovic qui a pris les choses en mains, avec grande dextérité : Les amarres du bobinage recollés, les deux cheveux d’ange rallongés et ressoudés, un autre condensateur déniché dans un appareil électronique mis au rebut. Une heure plus tard, le transfo a repris vie et donne entière satisfaction. Bravo aux Ateliers. Je me suis demandé, si ce n’était pas St Joseph des ateliers qui me donnait une leçon après avoir parlé à leur sujet de Capharnaüm, référence, pourtant, toute biblique.

Ceci terminé, voilà que je passe la bretelle de mon sac par dessus la tête et j’entends tomber quelque chose. C’est un de mes verres de lunettes, celui du mauvais œil, donc en principe pas trop gênant, mais en fait, le support du verre était cassé et non dévissé…. « La situation est grave mais non désespérée », (titre d’un film). J’ai redressé le mieux que j’ai pu le cadre du verre par discrétion et cela a fonctionné car personne ne s’est rendu compte de l’absence de verre, jusqu’à ce que je me mette le doigt dans l’œil ; pourquoi faire d’ailleurs ? Mon ami, Épiphane ne voulait pas que je reste ainsi, d’autant que cela avait fragilisé les lunettes et qu’il serait vraiment embêtant de me retrouver sans. Son chauffeur m’a emmené près de la Poste Centrale où sont rassemblés sur le trottoir les petits vendeurs de lunettes. Il a négocié les prix en mon absence pour éviter de faire monter le cours de la lunette ! Malgré cela, le premier vendeur m’avait vu dans la voiture et a demandé 15000 fr CFA (23 euros environ, une fortune !). Finalement, un autre vendeur nous a proposé la monture et l’installation des verres pour 5000 fr seulement (7,62 euros). Me voici avec une nouvelle paire de lunettes et un regard neuf !
Je vous raconte ces petites misères non pas pour me faire plaindre, mais pour vous montrer qu’à chaque fois il y a eu une solution ! Super non ? Mon ange est plus fort que l’esprit jaloux qui veux entraver ce séjour béninois. Christian Besnard m’a proposé d’aller consulter pour découvrir l’esprit mauvais ! Je plaisante. J’ai été très heureux de retrouver celui-ci à Akpakpa (lui aussi est de passage au Bénin). Nous avons vécu sept années formidables ici à nous chamailler sans arrêt au grand plaisir de notre entourage (deux vrais compères, un vieux et un jeune ! S’il me lit ça sera ma fête !).

J’ai passé quelques jours au Centre Brésillac et j’ai assisté à la rencontre de l’archevêque de Cotonou avec les communautés religieuses de son diocèse, je vous partagerai de cela au prochain rendez-vous. Je m’apprête à monter vers Parakou puis Natitingou pour fêter les 70 ans de ce diocèse.

Amitiés à tous,
PS. Je commence à pouvoir répondre au nombreux courriers avec un logiciel plus léger permettant l’envoi de messages même avec une connexion faible.