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L’ÉVOLUTION DU 150





Transformation des congrégations
Toutes les congrégations religieuses en France subissent de grands changements. Il s’agit d’aider le processus de changement à se faire le mieux possible et faire en sorte que la Mission qui a été impartie à la congrégation puisse ocntinuer. Pour nous, Missions Africaines, un point important est le changement qui nous est demandé à notre maison de Lyon, lieu historique, lieu de mémoire et berceau des Missions Africaines… Pour ce faire nous avons fait appel à une entreprise spécialisée pour qu’elle nous aide à mener à bien ce processus.

Une demande du Conseil plénier
Les Conseils internationaux des provinciaux en 2014 et 2015 nous ont demandé d’élaborer un plan pour que cette maison devienne « maison internationale » dans les années à venir. Nous, les membres de la Province de Lyon y sommes tellement habitués que nous ne voyons pas l’importance symbolique que notre maison du Cours Gambetta a pour beaucoup de nos confrères. Un membre SMA irlandais nous disait l’autre jour : « venir ici, c’est comme revenir à la maison familiale ». On nous demande donc de garder cette maison, non seulement comme un lieu de mémoire et de retour aux sources mais d’en faire une maison vivante où l’histoire de la Mission s’actualise et se vit dans notre contexte concret. On nous promet de nous envoyer du personnel des jeunes entités à cette fin, en fonction du programme que nous aurons fait.

Une Province avec 3 poumons !
L’Assemblée générale 2013 a affirmé qu’on garderait une présence SMA dans nos provinces SMA vieillissantes. C’est à nous de voir comment nous allons le faire. On peut dire qu’on va vers une « Province à 3 poumons » : Montpellier, Lyon et Nantes… Chacun de ces pôles a une dynamique propre et un rôle spécial à jouer mais tous les 3 ont leur importance. Pour Lyon, il nous faut aussi voir comment on articule la relation entre le 150 et les Cartières. En même temps, il nous faut faire atention pour ne pas laisser tomber tous les liens qui se sont créés avec d’autre zones par des maisons ou des confrères…

Evolution du 150
Nous avons fait un état des lieux de la situation actuelle et vu qu’il y a beaucoup de choses qui se font et qui donne une certaine cohérence et vie à notre province. Malgré une moyenne d’âge avancée, un travail missionnaire continue à se faire. Mais il y a aussi de nombreux dysfonctionnements et de l’énergie perdue en grande quantité alors elle n’est plus si abondante !

Des problèmes pratiques
Nous avons vu qu’il y avait un certain nombre de problèmes pratiques à résoudre pour que cette maison internationale soit accueillante tant pour ceux qui y vivent, ceux qui y collaborent à un titre ou un autre que pour les visiteurs venus d’ailleurs. Il s’agit de chercher à bien vivre ensemble et que ce soit, en soi, déjà un témoignage.
Des questions comme la cuisine ou la chapelle ont été abordées et beaucoup de petites questions pratiques. Un groupe doit proposer des solutions pour que chacun s’y sente plus à l’aise, qu’il y ait davantage de communication et coordination. Nous espérons que certaines de ces solutions pourront être proposées « ad experimentum » dans les mois qui viennent.

Une maison qui rayonne à l’extérieur
Nous avons aussi dit que pour que cette maison du Cours Gambetta soit vivante, ses membres doivent être ouverts et actifs à l’extérieur. Il doit y avoir un va et vient entre ce qui se vit dedans et ce que l’on fait à l’extérieur.
De quelles activités s’agit-il ? Les choses en sont encore aux grandes lignes. Nous espérons pouvoir proposer un plan d’action cohérent bientôt. Un certain nombre de confrères sont engagés dans le secteur de service social et pastoral aux africains et aux plus abandonnés à Lyon. On souhaiterait coordonner davantage les activités des uns et des autres dans le volet d’action social pour une plus grande continuité.
Il y a aussi un volet pastoral que notre frère Simeo a déjà commencé : intégrer les africains dans les paroisses, mais non seulement afin qu’ils y trouvent leur place mais aussi qu’ils y apportent tout le dynamisme dont ils sont porteurs.
Un sujet important est de voir s’il nous faut envisager d’avoir une « paroisse Sma » à Lyon ou banlieue et si oui comment réaliser cela.
Enfin, nous avons parlé de la pastorale des jeunes, blancs et noirs réunis… En fin de compte, ce serait apporter notre dynamisme missionnaire à l’Eglise locale et à la société.

Renforcer les activités à l’intérieur de la maison
Ces activités à l’extérieur doivent aller de pair avec des activités à l’intérieur de la maison, c’est-à-dire probablement utiliser davantage notre maison et ses salles pour des activités en relation avec ce que les confrères et les laïcs associés. Nous avons un capital humain important dans cette maison : des anciens avec une expérience de vie dans d’autres cultures, des jeunes formés à la vie interculturelle, des expériences de foi très diverses, bref tout ensemble dans lequel la diversité peut être une richesse si nous savons en profiter ; nous croyons que ce mélange « venu d’ailleurs » peut apporter quelque chose à notre culture française un tantinet sclérosé et paralysée par ses complexes et ses idéologies. Concrètement, on parle d’accueillir des groupes de jeunes pour les aider à mieux vivre la dimension interreligieuse et interculturelle ; d’avoir des étudiants qui partagent leurs recherches en matière de culture, d’anthropologie, d’Histoire de l’Afrique, de dialogue interreligieux ou entre la religion et notre culture laïque ou d’autres thèmes tangents. Il ne faudrait pas que ces réflexions plus ou moins intellectuelles nous coupent d’un travail missionnaire « sur le terrain » ; la présence aux périphéries est aussi importante pour nous et peut nourrir une réflexion et un partage avec d’autres.

Un point-clé : communiquer
Ceci suppose que notre système de communication soit renforcé, tant à l’interne dans la Province ou dans notre Famille des Missions Africaines qu’à l’extérieur pour inviter ceux qui peuvent être intéressés à participer à notre activité, pour chercher une nouvelle générations de bienfaiteurs et nous mettre en relation avec des jeunes ou moins jeunes disposés à collaborer d’une manière ou une autre ou à s’engager pour la Mission.

Aménagements des espaces de la maison
Un groupe de réflexion a été constitué qui doit réfléchir sur comment faire des aménagements dans la maison pour qu’elle réponde mieux à ce qu’on voudrait faire. Il y a des pièces inoccupées,

Et le Musée
Enfin un quatrième groupe a été constitué chargé des relations avec le Musée : il nous faut voir comment le Musée peut avoir sa place dans cet ensemble, être à la fois autonome et travailler en synergie avec le reste de la maison.

Chercher des partenariats et renforcer les collaborations
Des points ont aussi été soulignés : il nous faut renforcer la collaboration et la complémentarité entre le 150 et les Cartières. Ce travail devrait être mené conjointement par les Sma mais aussi par les différents groupes qui composent la famille des Missions africaines : Sœurs NDA, Sœurs catéchistes missionnaires et laïcs… Il faut créer de nombreux partenariats avec des associations et mouvements pour travailler en collaboration avec tous.
Un autre aspect a été souligné, celui de la transmission de l’expérience : nous sommes de générations différentes mais si nous savons être complémentaires, nous pouvons faire quelque chose de grand !
Maintenant les différents groupes de travail doivent proposer des solutions que différentes entités examineront : le Conseil Provincial pour certaines ou bien l’Assemblée provinciale. Ils choisiront une option ou l’autre.
Des propositions d’amélioration vont donc être proposées, il nous restera à faire de notre mieux pour que ceci aboutisse. Peut-être que ce ne sera pas ce que nous avons pensé de prime abord mais confions ce projet au Seigneur pour que cette évolution se fasse selon son cœur et que la SMA continue à donner un témoignage de don de soi jusqu’au bout.

François du PENHOAT, sma