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La vie d’André CHAUVIN





Les jeunes années 1932-1957

André n’aurait jamais dû être ordonné prêtre, et n’aurait jamais dû partir en Afrique. Motif : une santé déficiente ! Il aura passé plus de 50 années en Afrique et a manqué de peu son anniversaire des 85 ans. Les voies de Dieu sont insondables ! Il est né le 18 octobre 1932 à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), diocèse de Rennes et ondoyé le même jour ; (le supplément de la cérémonie lui sera administré le 5 juin 1933). Il a un frère et trois sœurs. Son papa est organiste à la cathédrale de Saint-Malo et professeur de math au collège de la ville. C’est là qu’André fait ses études secondaires de 1942 à 1947. A la fin de la troisième, sa santé l’oblige à interrompre ses études. Il fait alors du professionnel et obtient un CAP de menuiserie (1948-1949). Après cela, il rentre au petit séminaire de Chateaugiron en seconde. Il échoue à son bac et entre à Chanly en 1951. C’est par le père Huet, au Dahomey, qu’il connaît les Missions Africaines. En mai 1954, il est réformé temporaire n° 2, après avoir été incorporé pendant deux semaines. La raison : il est trop maigre et sa cuti est trop positive. Il se repose alors chez lui jusqu’à la rentrée au 150 en octobre. Il est ordonné prêtre en 1957 le jour de ses 25 ans.

 

L’enseignant 1958-1976

Nommé à Chaponost en 1958, puis 1959, c’est pour permettre au père Arsac, en poste à Pont-Rousseau, de se rapprocher de ses parents malades, qu’il y a permutation entre les deux, Joseph Arsac venant à Chaponost et André Chauvin allant à Nantes. En mars 1961, il est obligé de se reposer pendant au moins trois mois. C’est Michel Carteron qui va le remplacer à Pont-Rousseau, et, à la rentrée, il est de nouveau nommé à Chaponost. C’est alors le départ pour le Bénin. Il est d’abord nommé dans le diocèse d’Abomey, puis changement, il est nommé à Parakou, au petit séminaire où il restera de 1965 à 1976. Il rentre en septembre 1976 pour un recyclage et ne repart qu’en avril 1977, après les noces d’or de ses parents.

 

Le Curé 1977- 1993

En 1977, Mgr Assogba le nomme curé de la cathédrale de Parakou. Il est seul à Parakou pour une ville de 50.000 habitants. En 1978, il a un vicaire africain. En 1979, il devient curé de Banikoara (Kandi). Il organise des camps pour les futurs baptisés, pour les séminaristes et il explique : « On peut être missionnaire dans son propre pays. » C’est cela que des jeunes garçons et filles du sud Bénin ont compris et qu’ils voudraient réaliser avec votre aide. En 1983, il est curé de Bagou Gogounou (Kandi). Il est en équipe avec Michel Bonemaison pour la paroisse; il est aussi économe du Centre de formation des catéchistes du diocèse à Gogounou, dirigé par un prêtre béninois, et aumônier des sœurs qui sont chargées de la paroisse de Segbana où il va trois ou quatre jours tous les 15 jours (à 90 km de Kandi). Il faut recrépir l’église et faire une nouvelle mission. 3000 km² et 35.000 habitants. Les problèmes essentiels sont toujours l’eau et la santé. L’abbé Clet Féliho est nommé curé de Segbana en 1985, ce qui le décharge d’une partie de son travail et de ses voyages. Il a monté une bibliothèque paroissiale à Gogounou. Il effectue une année de recyclage à Paris à l’AFM et la termine par un pèlerinage en Terre Sainte. A son retour, il se met dans les constructions à Gogonou.

 

L’Accompagnateur 1993-2001

En 1993, il est nommé membre de l’équipe de formation au foyer Saint-Pierre Claver, à Bangui en Centrafrique. Il est chargé, en 1994, de la direction spirituelle du séminaire moyen inter-diocésain. Il met en place toute une formation spirituelle pour les enfants de chœur, sur 6 ans. En 1996, il est chargé d’un cours de spiritualité au grand séminaire de Bangui. En 1997, grand rassemblement annuel des servants d’autel de toute la ville de Bangui. Il réunit 1231 servants.

 

Le retour aux sources 2002-2017

En 2002, il est mis au service du District-en-formation Afrique à Lomé au Togo. Il doit s’occuper principalement des archives (et du secrétariat). Il assurera cette fonction pendant trois années et en 2005 il est de retour au Bénin, à la maison régionale de Cotonou pour l’accueil et la comptabilité de la Région. En 2013-2014, il partagera son temps entre Cotonou et Lomé où il est demandé pour la direction spirituelle des séminaristes sma. En 2014, il s’établit définitivement dans la capitale du Togo, à la maison de formation, où le Seigneur lui donne rendez-vous ce 6 septembre 2017. Son souhait de mourir en terre africaine est exaucé.