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Le 11 juin, une très belle journée





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C’est une très belle journée qui s’est offerte à nous en ce début d’Assemblée. Journée doublement belle puisque le soleil nous a réchauffé le corps et la récollection nous a transformé le cœur.

Je voudrais que la prière reste au cœur de tout notre travail
Avant de déclarer ouverte la 14ème Assemblée Provinciale, Pierre Richaud, supérieur sortant a présenté la situation de la Province avec sa réalité parfois douloureuse. « En 2007, nous étions 2001, nous sommes 146 aujourd’hui. Notre moyenne d’âge est de 77 ans. Nous n’avons pas de forces en réserve pour réaliser tout ce qu’il faudrait faire. Mais comme disait un confrère : « Je suis âgé, mais je ne suis pas vieux ! », nous pouvons nous dire que la Mission de faire connaître Jésus-Christ nous est confiée à tous, jusqu’au dernier jour de notre vie. C’est en cela que nous aurons à être innovant en mettant en valeur la manière de vivre la Missions dans l’état où nous sommes.

« Je souhaite que cette Assemblée se vive dans un climat de prière et de fidélité à Dieu. Nous commencerons aujourd’hui par un temps de récollection. Mais je voudrais que la prière reste au cœur de tout notre travail. »

C’est Bernard Keradec (OMI) animateur de cette Assemblée qui nous a introduit à cette journée de retraite. Voici quelques idées forces de son intervention : Pour prendre des décisions importantes, il est nécessaire de « se déterminer de l’intérieur, en disciple de Jésus. »

« Retenons ces trois exhortations

– Se référer à la simplicité et à la force de l’Évangile, et même « se laisser faire par le texte ».

– Se déterminer de l’intérieur de notre foi catholique et de l’espérance que nous mettons dans la miséricorde du Christ.

– Avoir le courage d’être nous-mêmes, des disciples et des témoins de Jésus, le Sauveur. »

Bernard nous a invité à « nous asseoir pour Dieu… » par un temps de prière silencieuse.

Selon les conseils du pape François quand il était encore archevêque de Buenos Aires : Prier c’est « adorer pour que soit transfigurer notre regard. »

Se mettre sous la mouvance de l’Esprit
Je n’ai pas besoin d’ouvrir ma porte à l’Esprit, « C’est de l’intérieur qu’il vient et qu’il opère. » (Christian de Chergé)

Donner pleine attention à la présence de Dieu que nous savons nous être garantie. En effet, il n’est pas toujours évident pour nous qui sommes des actifs de « nous asseoir et désirer Dieu intensément ». Il faut nous aventurer sur le chemin de l’intériorité afin de nous laisser trouver par Dieu.

L’Esprit ne reçoit pas moins de 21 adjectifs dans le Livre de la Sagesse pour le signifier. Mais il y a aussi « L’Ennemi » qui a mille manières de nous détourner de ce temps gratuit accordé à Dieu en nous le faisant considérer comme inutile, inefficace, fatiguant etc.

Consentir à un temps de réflexion et prière irrigué par la force de l’Évangile, en refaisant quelques pas au rythme des disciples que Jésus cherche à faire entre en eux-mêmes, à « se déterminer de l’intérieur » plutôt qu’en fonction d’un manque extérieur ou du seul savoir.

Bien entendre et parler juste (Mc 7,31-37)
Bien écouter conditionne le « bien parler » sur Jésus et son œuvre. Pour cela il est essentiel de prendre le temps du silence, de la relation avec le Seigneur au plus intérieur de nous-mêmes. Il y a ceux qui parlent trop sans avoir écouté ni senti Jésus.

L’aveuglement, une infirmité résistante mais guérissable
Compter sur ses propres forces pour accomplir son devoir et avoir part au salut ou s’ouvrir au pouvoir d’être introduit dans le Royaume qui se tient auprès de Dieu.

Croire que nous voyons, que nous savons, que nous pouvons tout (ou presque) ou reconnaître notre manque et notre impuissance, devenir des sujets de désir à l’écoute du Maître.

En barque, pour faire le point (Mc 8, 14- 21)
Jésus exhorte des disciples à entrer en eux-mêmes et ne pas rester bloqués par un manque extérieur et à courte vue.

En conclusion cette belle prière :

Béni sois-tu, Père, de m’avoir envoyé ton Fils

qui fait route avec moi et porte tout le poids de mon péché.

Envoie-moi, Seigneur, ton esprit de lumière.

Apprends-moi à marcher

Sous un morceau de lune autant qu’en plein soleil.

Apprends-moi à regarder devant,

à ne pas confondre ce qui était hier avec ce qui sera demain.

Apprends-moi à créer avec Toi chaque jour du neuf

et à ne pas cueillir des fleurs fanées sur un sentier usé

Béni sois-tu, Père, de me conduire jusqu’au bout,

Jusqu’à Emmaüs,

là où dans la hâte [du repas partagé]

se découvre le visage du Ressuscité

tout ruisselant de paix et de joie.

Amen

(Roger Etchegarray, J’avance comme un âne, Paris, Fayard, 1984, p. 42)