Parti en Afrique en septembre 1967 pour le Dahomey devenu depuis la république du Bénin, j’ai été accueilli par deux confrères autochtones. J’ai vécu avec eux une année entière. Contact intéressant en ces années- là où le clergé autochtone prenait des responsabilités que les prêtres missionnaires assumaient. L’évêque de Cotonou était Monseigneur Bernardin Gantin. Par la suite, me nomme curé de la paroisse du Bon Pasteur ; j’ai beaucoup apprécié leurs conseils sur ma demande ou au cours des réunions de prêtres C’est au cours de ces années que j’ai pu effectuer l’achat de terrains en vue de nouvelles implantations. J’ai pu constater ses années plus tard, l’existence de nouvelles paroisses.J’ai quitté le Bénin pour la Centrafrique. Des communautés de Pères des Missions Africaines s’y étaient implantées récemment. Responsable d’une paroisse à la périphérie de Bangui nous avions comme préoccupation l’animation des communautés de quartier. Nous avions le souci d’aider leurs responsables en les accompagnant pour la catéchèse qui se faisait dans ces communautés. Nous avion le même souci du partage de la Parole de Dieu les dimanches après- midi pour les catéchistes des petites communautés naissantes dans des villages des alentours. Pour eux aussi nous organisions une formation suivie régulière. Très vite il a fallu leur construire des chapelles. C’est à cette époque qu’a été fondée sur la paroisse, la première congrégation de religieuses du pays : « Les Petites sœurs de cœur de Jésus ». J’ai vécu des années merveilleuses au milieu des pygmées. Nous avions le même souci de venir en aide aux catéchistes de nombreux villages. Nous avons essayé d’ouvrir les communautés de villageois à accueillir les nouveaux chrétiens de l’ethnie pygmée.
Après deux ans de recyclage au Canada, les supérieurs m’ont demandé de partir au Niger pour partager mon expérience pastorale avec les jeunes confrères africains de la SMA. Nommé au milieu de l’ethnie gourmantché j’y ai vécu un an. Puis à la suite de circonstances douloureuses dues à l’insécurité j’ai participé à la vie d’une paroisse à Niamey. J’ai toutefois demandé d’avoir des jours pour visiter les communautés chrétiennes commençantes et que j’avais dû laisser. Assez vite, accompagné d’un catéchiste permanent je suis reparti vivre dans cette paroisse de brousse. Le souci de la formation régulière des responsables de communautés demeurait ma préoccupation principale. Une grande partie du temps a été consacrée au développement pour aider les populations à vivre mieux (forages pour avoir de l’eau propre, creusage de puits pour arrosages des jardins, installation de petits moulins pour écraser le mil, lancement de la culture attelée, charrues tractées par des ânes… Sans oublier la construction de chapelles sur la demande des nouvelles communautés chrétiennes….
Je rends grâce à Dieu pour l’action permanente de l’Esprit Saint et pour la générosité des parents et amis qui nous ont soutenus et permis de réaliser tout cela ; oui merci Seigneur de ton soutien.
François Moulin

