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« Mater Misericordiae »





Excellent mois de mai! Mois de Marie, le mois du muguet est plus que jamais riche en solennités. En effet, commencé avec la fête des travailleurs auquel on lie Saint Joseph artisan, il se termine par la fête du Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ, en passant par l’Ascension, la Pentecôte et la Sainte Trinité. C’est le mois des fêtes où Dieu nous invite à sa Joie.
Comment, en ces moments de joie, ne pas penser à Notre Dame de la miséricorde, dans cette année jubilaire de la Miséricorde ? Contemplons alors le visage miséricordieux de la mère de notre Sauveur. Elle est Mère de la Miséricorde, parce qu’elle est d’abord mère. Elle qui a suivi son enfant de la crèche au crucifiement, a certainement ressenti ce qu’une femme peut endurer devant les souffrances du fruit de ses entrailles ? Rappelons que le mot hébreux, pour désigner la Miséricorde de Dieu, est « Rahamim » qui signifie les entrailles maternelles, le lieu où provient la vie. « Tu es bénie entre toute les femmes, et Jésus le fruit de tes entrailles est béni » comme nous le récitons souvent dans le « Je vous salue Marie ». Comme nous sommes tous ses enfants, elle porte sur chacun de nous ce même regard compatissant face à nos misères
Dans son Encyclique sur la Miséricorde, Saint Jean-Paul II disait : « Parce qu’elle est Mère elle dévoile l’amour miséricordieux, maternel de Dieu, ayant la capacité particulière de rejoindre tous ceux qui acceptent plus facilement l’amour miséricordieux de la part d’une mère. En effet, après son Assomption au ciel, son rôle dans le salut ne s’interrompt pas : par son intercession répétée, elle continue à nous obtenir les dons qui assurent notre salut éternel. Son amour maternel la rend attentive aux frères de son Fils dont le pèlerinage n’est pas achevé, ou qui se trouvent engagé dans les périls et les épreuves, jusqu’à ce qu’ils parviennent à la patrie bienheureuse ».
Marie mère des hommes continue d’intervenir en faveur de tous les hommes : ce qu’elle a été pour sa cousine Elisabeth après la visite de l’ange ; ce qu’elle a fait au cours de la noce à Cana. Qu’elle continue d’être attentive à notre univers. Aussi, au pied de la croix de son Fils, elle a été un témoin du pardon. Le pardon de Jésus au larron repenti et le pardon encore plus grand de son fils pour le monde et le salut des hommes. Le pape François a mis en avant la figure de Marie, « mère de Dieu qui pardonne » et « mère du pardon ». Elle a été le témoin du pardon de son Fils sur la croix. « La mère du pardon enseigne à l’Église que le pardon offert sur le Golgotha ne connaît pas de limites », a alors soutenu le pape. Apprenons d’elle à être messagers de la Miséricorde.
Soyons donc Messagers de la Miséricorde en étant vraiment Fils de Marie comme le souligne Saint José Maria : « C’est lorsque nous sommes vraiment le fils de Marie que nous comprenons cette miséricorde. Alors les souffrances, les misères, les erreurs, la solitude, l’angoisse, la douleur des frères nous font souffrir. Alors nous nous empressons de les aider dans leurs besoins et de leur parler de Dieu, pour qu’ils sachent s’adresser familièrement à lui comme des enfants pour qu’ils puissent apprécier les délicatesses maternelles de Marie ». Soyons attentifs les uns aux autres en mettant en application les œuvres de la miséricorde tant corporelles que spirituelles.

Profitons de ce mois de mai pour remercier la Mère du Sauveur de sa puissante protection et remettre une fois de plus, avec confiance et espérance, l’avenir du monde entre ses douces mains.

P. Laurent ORE, sma